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Le Cinéphile Du Samedi

Arizona Dream

Publié le 23 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Comédie Dramatique

Lassé des grosses productions actuelles, il est toujours possible de découvrir de véritables perles parmi le cinéma indépendant d'autrefois, en piochant par exemple dans la filmographie d'Emir Kusturica, avec cet Arizona Dream à la fois brillant et palpitant. Johnny Depp dans la peau du personnage principal, au temps où il ne prenait pas n'importe quel rôle lui tombant sous la main, et Faye Dunaway pour l'accompagner, le spectateur est convié à un spectacle fantastique, au sens cinématographique du terme, où le plaisir de voler nage avec l'envol du plaisir. Un show de toute beauté, parsemé de scènes grandioses, à l'instar du dîner chez les Stalker, durant laquelle la jeune Lili Taylor se confronte avec tout autant de rage et de hargne à une mère beaucoup plus expérimentée jouée par Dunaway. L'excellence d'Iggy Pop à la barre sonore, mêlée à un scénario bien élaboré, n'en feront que surplomber un film déjà parmi les meilleurs.

17/20

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Horns

Publié le 22 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Fantastique

Il y a longtemps que l'on n'avait vu Alexandre Aja trôner en salles obscures, après un Piranha 3D relativement mauvais. Avec Horns, c'est chose faite. Le métrage, qui annonce rapidement la couleur à l'aide de taglines éclectiques et de teasers tout autant barges que lui, constitue un bon divertissement de premier abord, à prendre au second degré tant sa capacité d'auto-dérision se veut claire et osée. Daniel Radcliffe, qui commence à prendre de l'âge, se montre plus apte à endosser un nouvel rôle que dans La Dame en Noir, même si certains passages le montrent encore sous un jour immature. Déjanté à souhait, ce film qui vaudra surtout pour sa dynamique "vengeuse" et vicieuse ne laissera, soyons clair, pas insensible.

12/20

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Gone Girl

Publié le 14 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Thriller

Cela faisait des mois que Gone Girl était attendu, suite à un teasing des plus efficaces, à coups de publicités omniprésentes mettant constamment en avant la présence de celui qui fit des merveilles avec Fight Club, David Fincher. Le futur Chevalier Noir de Gotham et la ravissante Rosamund Pike en tête d'affiche, l'énigmatique thriller adapté du roman de Gillian Flynn épouse parfaitement l'oeuvre qu'elle retranscrit, à l'aide d'une mise en scène appliquée et à l'ambiance terre-à-terre, et, forcément, du mysticisme qui en découle. Le film n'est jamais trop long, il délivre un suspens bien dosé dont les rares soubresauts font leur effet. Pesant sans trop l'être, il excèle dans la fascination qu'il transmet, tout en élaborant un concept sonore exceptionnel (Trent Reznor, récompensé pour son travail sur The Social Network), lui conférant alors une attention toute particulière. Merci David.

16/20

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Brick Mansions

Publié le 12 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Action

Pour ceux qui l'ignorent, Brick Mansions est le remake américain de Banlieue 13, film d'action français qui avait cartonné début des années 2000. David Belle, déjà présent dans l'original, rempile en compagnie du regretté Paul Walker, et de RZA. Et, derrière sa facette première de film d'action relativement bien dosé, le film s'avère bien creux. En effet, tout est basé sur le parkour, dont maîtrise parfaitement David Belle, la dynamique des gangs, et leur dangerosité. Trois bons éléments qui ne suffisent pas au film, puisque la majeure partie des plans relève de clichés surabondants, de dialogues minimaux et d'un scénario beaucoup trop maigre. Dans les faits peu différent du "french one", Brick Mansions ne saura divertir qu'une trentaine de minutes. Passé ce délai, on commence à piquer des yeux.

8/20

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Her

Publié le 6 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Beaucoup de films se sont déjà intéressés au rôle de la technologie dans l'avenir, avec des approches plus ou moins différentes : conflit total (Terminator), protection civile (Robocop), recomposition sociale (A.I. Intelligence Artificielle), analyse environnementale (Wall E). Spike Jonze aborde une toute autre thématique pour le coup : les relations amoureuses. Et le résultat est là : Her gagne l'Oscar du meilleur scénario. Joaquin Phoenix interprète ici le rôle d'un homme timide, Theodore, dont le quotidien se limite à une routine rarement bouleversée. Il travaille, a quelques amis, mais ses relations ne fonctionnent pas. Il se décide alors à passer par une intelligence artificielle avec laquelle des liens (crescendo) vont se lier. Véritable introspection tournée sur ces pratiques du Web 3.0, tantôt péjorative tantôt non, le métrage dispose d'une belle approche : la mise en scène est belle, les dialogues également, et sont soudés par un jeu d'acteur qu'on lui connaît déjà. Enfin, le regard porté reste neutre, sans aucune subjectivité, malgré des prises de position inévitables.

15/20

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Délivre-nous du mal

Publié le 5 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Horreur

Délivre-nous du Mal, de Scott Derickson, est un petit film d'horreur somme toute assez classique, dont le développement suit pas à pas les codes du genre : une intro présentant les origines du mal, la présentation du principal protagoniste, événement perturbateur suivi d'une spirale dont la finalité est l'avènement de l'horreur. Dans la forme, de bons points sont à noter, entre des acteurs relativement inspirés et une ambiance glauque, qu'il fallait développer, et qui l'a été. Côté épouvante pure, on reste loin des productions à la James Wan (Insidious, Conjuring), même si quelques surprises nous sont réservées. Pour résumer, il s'agit d'un film d'horreur qui fait ses preuves, sans se soucier d'assurer une seconde affaire.

13/20

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Gotham, Revolution, Extant, ... : chroniques de séries ratées

Publié le 3 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Séries TV

Il est clair que le petit écran permette davantage de chose que le septième art. Non seulement parce que le public doit être plus fidèle, que certaines chaînes en ont fait leur marque de fabrique (on pense à AMC ou encore à HBO) ou que la machine bien huilée que représente Hollywood n'y a pas -encore ?- mis trop la main à la patte.

Mais, depuis quelques années, on observe néanmoins une recrudescence de mauvaises séries, malgré une publicité à coups de dollars. Les mauvaises séries ont toujours existé, mais rarement derrière des projets aussi attendus, et aussi budgetés. Et c'est sans doute là que le bâs blesse le plus.

Parmi celles qui sont ici ciblées, on peut trouver Tera Nova ou Extant (malgré la présence de Steven Spielberg parmi les producteurs), la risible Revolution (dont la production est assurée par J.J. Abrams ou Bryan Burk de Lost), voire la toute nouvelle Gotham, dont les publicitées ornaient bus, métro et bâtiments ici et là. Même Under The Dome, tirée des livres du Grand Stephen King, propose des aventures inacceptables, alliant un scénario pois chiche à des dialogues peu intéressants, sans doute en raison des acteurs qui devraient dépenser autant d'énergie à travailleur leur compo qu'à soigner leur look.

C'est ainsi qu'avec un peu de recul, n'importe quel sérivore avec une once de bon sens affirmera sans se tromper que les séries suivent le cruel chemin emprunté un peu plus tôt déjà par les productions cinématographiques américaines : le marketing et les effets priment sur le scénario. Le petit écran se retrouve victime de ce qui le ponctionne. L'âge d'or des séries récentes, débuté début des années 2000, est en train de s'effrondrer : le nombre moyen de saisons passe de 8 à 3, il y a multiplication de mini-séries qui proposent moins de 15 épisodes tous les ans, tandis que l'annulation guette la plupart d'entre elles qui ne parviennent à garder en haleine leur public : Alacatraz, Flash Forward ou même Jericho en ont fait les frais.

Fort heureusement, certaines parviennent encore à garder une âme et à proposer un spectacle dont on est demandeur, dont on attend impatiemment la diffusion la semaine d'après. On pense à Banshee, à Hannibal ou à Bates Motel. Mais ces pépites, devenues minoritaires dans un cour dominée par l'argent (Arrow, The Flash, Constantine, Gotham représentent les super-héros, Dominion est l'adaptation de Légion), perdent du terrain.

Sans parler des séries non pas mauvaises mais qui n'ont aucun réel intérêt sinon de simplement divertir sans exploser. Sleepy Hollow (encore une adaptation) se contente de maigres scénarios bidons, The Strain surfe sur la vague vampire pour explorer un pitch redondant. Helix, lui, arpente le sombre côté des zombies mutants tout en dilluant ses aventures sous des airs inaboutis...

Comment expliquer que les excellentes Sons of Anarchy, Boardwalk Empire ou Game of Thrones se fassent plus rares (deux d'entre elles finissent d'ailleurs cette année) ?

Vivement Battle Creek et Better Caul Saul...

*** VALEURS SÛRES ***

American Horror Story

Banshee

Bates Motel

Boardwalk Empire

Hannibal

Hell on Wheels

Homeland

House of Cards

Sons of Anarchy

The Walking Dead

True Detective

* ON REGARDE MAIS SANS PLUS *

Helix

The Following

The Strain

Sleepy Hollow

POURQUOI CONTINUER ?

Extant

Gotham

Under the Dome

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Holy Motors

Publié le 2 Octobre 2014 par lecinephiledusamedi dans Drame

Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Holy Motors se décrit avant tout par son particularisme et son excentricité. Long-métrage découpé en de multiples petits, mais avec un fil continu qui réserve tant de surprises, cette grande aventure mi-fantastique mi-philosophique en plein coeur de Paris se réserve le droit de vous perdre en cour de route. En effet, l'histoire tire sa force de son excentrique étrangeté, en partie lors de l'axe Père-Lachaise où une belle Eva Mendes se fait kidnapper par un personnage rocambolesque et à la présence désagréable, instaurant un malaise qui ne s'absente que tardivement. Et que dire de la mise en scène de Leos Carax, empruntant ses codes au psychédélique même ? Aux dialogues perturbants et au cliffhanger indiscutablement toqué ? Rien, la parole est d'argent mais le silence est d'or...

9/20

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