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Le Cinéphile Du Samedi

Capitaine Phillips

Publié le 29 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Drame

En 2009, près des côtes somaliennes, des pirates se lancent à l'assaut d'un cargo de marchandises et prennent en otage ses passagers, instaurant un ordre nouveau fait de peur et de dictature. Capitaine Phillips, de Paul Greengrass, en est l'adaptation au grand écran, menée par un Tom Hanks dont l'inspiration n'est plus à prouver. Pratiquement un huis-clos tout du long, le film prend du temps à se lancer vraiment, explose lors de son élément perturbateur, mais finit très (trop ?) doucement par des événements longs et peu mouvementés, détracteurs d'une malheureuse chute d'intérêt. La prestation des principaux antagonistes, en particulier Barkhad Abdi, ainsi que la tension omniprésente, sauvent le métrage des eaux en lui conférant une dimension tout autre, celle d'un film à la fois engagé et intrusif.

13/20

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Exodus : Gods and Kings

Publié le 28 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Péplum

Quand on attend un film depuis des mois, et ce, avec beaucoup d'appréhension, suite aux sublimes bandes-annonces qui ont été diffusées, au casting incroyable qui compose le film, à la notoriété de l'homme derrière la caméra et à la puissance de l'oeuvre à laquelle l'on s'attaque, obtenir un tel résultat a de quoi rendre déçu, très déçu. Car Exodus : Gods and Kings, de Ridley Scott, ne puise sa force que dans la propagande qui le précède. Explications. Premièrement, le manque d'originalité de papy Ridley a de quoi choquer, se servant de ses acquis pour pomper bande-sonore et bataille introductive à Gladiator et à Robin des Bois. Remplacer Rome par l'Egypte, un fulgurant Russell Crowe par un Christian Bale limite, et reprenant la dynamique qui veut qu'un homme solitaire s'oppose à tout un peuple ne suffit plus. D'autant que la vision entreprise ici ne colle pas à la Bible et vole au film le peu de crédibilité qu'il lui restait. Où a-t-on vu que Moïse entraînait une armée, que Dieu prenait la forme d'un enfant et que, comble de l'énervement, la Mer disparaissait comme une marée ? Ajouté au manque incontestable de charisme de Joel Edgerton, et à la facilité déconcertante avec laquelle l'on passe d'une scène à une autre, on obtient une oeuvre incomplète, stérile et dépourvue d'âme. Les Dix Commandements, de Cecil B. DeMille, reste la référence, et peut exploser de rire devant un tel résultat...

7/20

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Sons of Anarchy, Hell on Wheels, Homeland : le bilan

Publié le 27 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Séries TV

Mi-décembre 2014, Sons of Anarchy tirait sa révérence après 7 ans d'antenne. Découverte sur M6 à l'époque, la série qui osait tout, en raison d'une censure absente, puisait sa force dans son développement (avant, les séries misaient davantage sur le scénario que sur l'esthétique, mais ça, c'était avant) et dans ses acteurs. Mettant en vedette une bande de bikers faisant sa propre loi à Charming, en Californie, la série a su développer d'excellents épisodes et rester constante dans son ensemble. Au casting, Charlie Hunnam (Pacific Rim), Ron Perlman (Hellboy), Drea de Matteo (Joey, Desperate Housewives) ou Mark Boone Jr (Fast & Furious 2) pour ne citer qu'eux, avec les apparitions de Harrold Perrineau et Titus Welliver (Lost), Rockmond Dunbar (Prison Break), Marylin Manson, Danny Trejo, Sprague Grayden (Jericho), Jimmy Smits (Dexter), Ashley Tisdale, Michael Chiklis (The Shield), Stephen King, David Hasselhoff ou Robert Patrick (Terminator 2)... Un casting qui fait dans la dentelle pour un show incroyable. Sa dernière saison, très intense, se termine sur un final dantesque où les adieux se font lourds. Une série d'exception à voir absolument.

 

La saison 4 de Hell on Wheels s'est aussi terminée récemment. Là encore, après une bonne année. Bien que le final soit un peu moins bon que d'habitude, la majorité des épisodes furent d'un bon niveau, en particulier le 8e, qui mérite la Palme. Retour l'an prochain pour une 5e année.

 

Homeland, enfin qui, suite au twist incroyable de la saison 3, a du (et su) se renouveller pour proposer de nouveaux épisodes. Les scénaristes derrière étant des machines de guerre, on pu poursuivre l'aventure sans trop de nostalgie, avec des retournements de situation comme à l'acoutumée fantastiques. On regrette le final qui crée une coupure (nécessaire ?), jouant du violon après deux épisodes à mille à l'heure.Retour l'an prochain également pour une 5e année.

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Hunger Games - La Révolte : Partie 1

Publié le 26 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Drame

A la fin de L'Embrasement, second opus de la franchise Hunger Games, Katniss Everdeen nous avait laissé sur un sacré twist, créant alors une vague de supplices auprès des spectateurs désirant poursuivre l'aventure sans plus attendre. La Révolte : Partie 1 change du tout en tout en bouleversant complètement sa trame narrative : les jeux ne sont plus au coeur du récit, le métrage gagne en maturité, sa dimension devient politique. D'autant plus manichéen, le film pose les bases de la Guerre entre le Capitole et ses Districts, pavé par pavé, à coup de propagande mensongère et actions de terrain musclées. Plus adulte encore que ne l'étaient les deux précédents, cette troisième partie montre de belles choses même si elle manque encore un peu de profondeur qu'un dernier épisode devrait logiquement lui apporter.

13/20

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Parker

Publié le 25 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Action

Bien souvent, avec les films mettant en vedette Jason Statham, ça passe ou ça casse, au sens propre comme au figuré. Parker, réalisé par Taylor Hackford, à qui l'on doit L'Associé du Diable tout de même, s'engage ainsi sur la route du succès, en raison d'un scénario relativement efficace, d'une mise en scène plus ou moins propre et d'une ambiance qui ne faiblit pas. Car même si l'on suit le dénouement logique des films d'action actuels, dans lequel le braqueur se trouve braqué, quelques détails ici et là jouent néanmoins en sa faveur : jolis décors, BO efficace, intérêt constant, ... Bien que la plupart des scènes gardent leur côté prévisible, il faut ici saluer le bon travail fourni, dans un contexte où il ne l'est pas forcément.

13/20

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Noé

Publié le 25 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Fantastique

Quelques mois avant la sortie d’Exodus : Gods and Kings, de Ridley Scott, Darren Aronofsky débute les festivités avec Noé, dans lequel Russell Crowe dépeint le personnage biblique éponyme ayant reçu le commandement de Dieu de sauver le monde du péché. Pour ce faire, il construit une arche qui l’accueillera en compagnie de sa famille et de toutes les espèces animales de la planète, pendant que le Créateur déchaîne avec colère des torrents d’eau sur Terre. Un pitch intéressant et plein de potentiel. Oui mais voilà, le métrage se perd en explications longues, dénuées de sens et d’intérêt, se cache derrière des effets spéciaux en phase avec le modernisme actuel, tout en se permettant certaines libertés, géants de pierre entre autres, qui feraient pleurer un clown. Version allégée n’allant pas au fond des choses en raison d’un scénario racoleur et manichéen à l’extrême, le film souffre de longueurs auxquelles le spectateur, lui, ne survit pas…

8/20

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Voisins du troisième type

Publié le 24 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Comédie

Quand on sait que Ben Stiller, Jonah Hill et Matthew Vaughn jouent dans le même film, on a l’intime conviction, souvent à raison, que la fine équipe nous prépare une comédie décalée dans laquelle les gags foisonnent par milliers, entre dialogues typés américains et scénario ne dépassant jamais le stade du pur divertissement pop-corn. Et une fois de plus, l’inverse n’aurait pas été possible. Cette fois-ci dans le rôle de voisins de quartier qui tentent de prévenir une invasion extra-terrestre, la bande de potes, disposant chacun de leurs artifices hilarants, se retrouve baladée entre des rebondissements au final moyens et une morale empruntée à un Disney de seconde zone.

10/20

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Dumb & Dumber De

Publié le 23 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Comédie

Vous a-t-on déjà présenté Harry et Lloyd, respectivement interprétés par Jeff Daniels et Jim Carrey, ces joyeux lurons qui s’en donnent à cœur joie pour briser l’ambiance de leurs vannes et autres jeux totalement débiles ? Suite à la comédie cultissime des frères Farrelly, sortie milieu des années 90, vous aurez alors le plaisir –coupable- de les retrouver dans de nouvelles aventures, également oblige, barrées. Car près de vingt ans après, les personnages n’ont rien perdu de leur génie comique, entre pets sortis de nulle part et gags à la limite poisseux. D’un second degré évident, sans lequel l’on ne saurait apprécier pleinement cette farce digeste, le métrage poursuit son ascension dans la connerie, en prenant le soin d’omettre les responsabilités auxquelles il doit faire face. Un défouloir garanti.

13/20

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2500e : La Grande Illusion

Publié le 22 Janvier 2015 par lecinephiledusamedi dans Drame

Mis en scène par Jean Renoir, à qui l’on doit notamment les illustres Partie de campagne ou French Cancan, La Grande Illusion sort dans nos contrées tricolores été 1937, soit près de deux décennies après le conflit de 14-18, une marge nécessaire et calibrée permettant d’aborder cette sombre période sous un air tout autre. Car le métrage français n’est rien de plus qu’une ode à la fraternité franco-allemande, un appel à la reconstruction qu’il élabore en dédiabolisant la guerre. En effet, sous son étiquette de pellicule dramatique, à la photographie noire et terne, aux maquillages qui empruntent clairement une voie terreuse et sale, Renoir transforme le paysage sombre et lugubre en territoire accueillant et propre, parsemant ici et là quelques indices (les retours à la violence sont rares et relativement suggérés, une certaine censure est appliquée, tandis que les dernières images, dans une neige blanche et claire, renvoient probablement à une issue souriante et heureuse).

Ce feuilleton comico-dramatique, d’une durée avoisinant les deux heures, s’emploie à distinguer les soldats allemands des français, pour au final mieux les rapprocher. Ainsi, les premiers trouvent leur salut dans leur sérieux, ne sourient quasiment pas et optent pour une posture droite et obéissante, travailleurs jusqu’au bout. Les seconds, en revanche, manifestent leur joie et éprouvent des désirs hédonistes en se tournant vers l’alcool, les repas et les femmes (il suffira d’observer le silence et la gêne à l’entrée de l’un des leurs, loufoquement travesti). Tentant d’échapper à leur quotidien, ils organisent batailles de boules de neige et autres parties de flûtes endiablées.

Mais c’est avant tout par sa répartie théâtrale que Renoir dynamise son plaidoyer : entre spectacle travesti magnifiquement orchestré (paradoxe anachronique entre les brillants Certains l’aiment chaud ! de Billy Wilder et Chantons sous la pluie de Gene Kelly) et numéro teinté de magie dans lequel se donne « en spectacle » l’un des protagonistes, faisant de Marguerite son unique raison de vivre.

La perte de la dynamique dramatique n’en sera que plus forte sur sa finalité, puisqu’elle met en lumière une volonté de reconstruction et de recomposition familiale. La lueur d’espoir s’en trouve bonifiée, passant d’une camaraderie à une histoire d’amour entre les peuples. Car malgré les difficultés liées à la culture et aux langues, le message se veut optimiste, l’idylle n’en étant que plus belle puisque dépassant les obstacles pour y puiser sa force. A noter enfin la portée annonciatrice du réalisateur, qui comme il l’anticipe deux ans avant la Seconde Guerre Mondiale, suppose que d’autres conflits majeurs se préparent…

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