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Le Cinéphile Du Samedi

Vice Versa

Publié le 28 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Dessins-Animés

Bien souvent applaudi pour l'ingéniosité de ses projets (on pense au monde des jouets de Toy Story, aux voitures animées de Cars ou à la folie entomologique de 1001 pattes), c'est avec Vice Versa que Pixar continue le mythe, en s'aventurant cette fois dans l'esprit d'une petite fille. Place à la joie, la tristesse, la colère, le dégoût ou la peur, pour une aventure très bien rythmée, où l'humour se montre ravageur. Et, comme bien souvent, le studio à la lampe s'arme d'une excellente palette d'inventivité, où chaque geste, chaque sensation, chaque idée trouve son explication. Bien qu'un peu long par moment, on aurait préféré davantage d'apprentissage personnel qu'un road-movie à travers l'esprit. Toutefois, devant ce métrage à première vue enfantin mais dont la portée est plus lointaine, on ne peut que s'émerveiller, avec joie et tristesse, devant un spectacle aussi beau.

15/20

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La Rage au Ventre

Publié le 27 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Drame

C'est après le visionnage de Training Day qu'on a connu le talent d'Antoine Fuqua, après la découverte de Night Call qu'on a confirmé celui de Jake Gyllenhaal et après la révérence de Sons of Anarchy qu'on a admis l'intégrité de Kurt Sutter. Ici, l'un réalise, l'un joue tandis que le troisième scénarise. Le risque de se tromper est donc faible. Chose promise, chose due, La Rage au Ventre est à la fois percutant, ingénieux et ô combien jouissif. Ainsi, rares sont les films de boxe à n'avoir su capter leur public (on pense à Rocky, à Raging Bull ou à Fighter), et ce dernier ne déroge pas à la règle. Match de haute intensité (plans de caméra efficaces se mêlent à bande-originale électrique), jeu d'acteur fulgurant et mise en scène sérieuse rendent au film son succès, même si la prévisibilité de quelques plans et leur banalité font un peu tâche il faut dire. Point de détour, le spectateur n'attendra pas les douze rounds pour subir de plein fouet le knockout qui l'attend...

14/20

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Ex Machina

Publié le 26 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

C'est en mélngeant les images d'A.I. Intelligence Artificielle aux thématiques de Her que l'on obtient Ex Machina, petite pépite SF réalisé par Alex Garland, à qui l'on doit les scénarios de 28 Jours plus tard et Sunshine. Une machine peut-elle apprendre et penser ? Peut-elle développer une conscience acquérant les fondements manichéens ? Ses interactions avec l'Homme participent-elles à sa propre construction ? Tant de questionnements auxquels Ex Machina tente de répondre, entre philosophie avancée et éthique professionnelle. A travers de très jolis effets spéciaux, ce huis-clos prenant rapidement aux tripes se développe avec brio entre dialogues calqués sur la curiosité et le doute et twist final d'envergure. Une réussite.

14/20

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Quand vient la nuit

Publié le 23 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Thriller

Sorti sur nos écrans fin 2014, Quand vient la nuit est un thriller dramatique relativement simpliste, rassemblant tous les éléments dits classiques (ambiance sérieuse, quelques scènes dures, personnages froids, photographie sombre). Et, après Locke, Tom Hardy poursuit sa route nocturne en tenant cette fois-ci un bar, dans lequel mafia et autres gangs véreux viennent y déposer leur argent. C'est dans ce contexte que prend place le récit, après une rapide présentation des faits, pour suivre par la suite un déroulement lent qui lui est propre. Comme son personnage principal, Bob, le récit avance à petit pas, établit un château de carte avec précaution pour laisser l'explosion se faire sur ses derniers retranchements. Bien que prévisible, on se laisse bercer par l'intrigue sans trop de remous, pour se finalement se dire qu'on a visionné quelque chose de sympa, sans plus.

12/20

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Terminator Genisys

Publié le 7 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

D'un côté, deux opus tout droit sortis de l'imagination de James Cameron qui révolutionnèrent le monde de la SF. De l'autre, deux suites relativement correctes qui tentèrent de renouer avec le succès d'antan. Au centre, un fossé vieux de vingt ans dont l'utilité reste de souder les événements de la première heure aux nouveaux, plus abordables pour la plupart. Genisys, cinquième du nom, intervient alors pour remettre les choses au clair, dépoussiérant une franchise en perte de vitesse malgré ses sources en béton. Et, force est de constater que clins d'oeil et autres références pullulent par-ci par-là, hommage aux inspirations Cameroniennes. La mythologie est respectée, preuve en est avec sa fidélité parfois trop présente, ce qui garantit au métrage une certaine solidité. Pas mal d'innovation également présente dans le script remettent les choses en place, en prenant quelques libertés artistiques bienvenues, le tout comblé par des dialogues au ton positif. Bien que brouillon par moment, jouant la carte de la complexité (on se demande encore comment les scénaristes ont su s'en sortir), le trio Clarke / Courtney / Schwarzy fonctionne bien et permet de passer un très bon moment. C'est là qu'entre en jeu l'élément perturbateur : John Connor. A nouveau interprété par un acteur différent, ce qui devient une habitude, la trame le concernant est ambitieuse, certes, mais ne relève pas de la bonne idée. On aurait souhaité davantage de complicité entre John et sa mère (de même qu'entre Sarah et Kyle) plutôt qu'un affrontement déjà spoilé par les bandes-annonces elles-mêmes. Et, à l'exception de quelques plans ridicules (à l'image du bus scolaire), d'un clip post-générique trop capitaliste, d'un humour (un peu) trop présent et d'une bande-sonore de fin qui nous achève, le spectacle est au rendez-vous. Peu de bavure, ce qui reste exceptionnel pour une production hollywoodienne d'un tel calibre, les bases sont posées pour une nouvelle trilogie... En espérant être un peu moins déçu pour le prochain.

15/20

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