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Le Cinéphile Du Samedi

The Artist

Publié le 20 Octobre 2011 par lecinephiledusamedi in Comédie Musicale

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/83/95/46/19806489.jpgThe Artist

De Michel Hazanavicius

Avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, James Cromwell, John Goodman

2011, 1h40, Tous Publics

     Réalisé par Michel Hazanavicius, à qui l’on doit notamment le très bon « La Classe Américaine » mais aussi les décevants OSS 117, qui au passage rencontrèrent des avis plus mitigés, The Artist constitue un bel hommage au cinéma muet, qui ont fait le succès entre autres de Mister Chaplin et autres Fritz Lang. A travers les yeux d’un Jean Dujardin inspiré par son rôle et d’une Bérénice Béjo au sourire éclatant, le réalisateur respecte les caractéristiques propres au genre auquel il s’apparente ici : comiques de situation nombreuses, mimiques des plus charismatiques et mélodies au piano des plus entraînantes. Complété par John Goodman (O’Brother), Penelope Ann Miller (Un Flic à la Maternelle) et James Cromwell (La Ligne Verte), le reste du casting rajoute une pincée de sel dans un plat qui ne demandait qu’à prendre davantage de goût. La présence de Malcolm McDowell, unique soit-elle, figure comme la cerise sur le gâteau, un gâteau dont les origines proviennent surtout de « Chantons sous la Pluie » et du « Chanteur de Jazz ». Bien que la décadence progressive du personnage de George Valentin soit mise en avant, l’on suit parallèlement la carrière en escalier de la belle Peppy Miller, à travers un récit qui déjoue les apparences introduites lors de l’exposition des personnages, l’un prenant la place de l’autre. Il est toutefois possible de bouder le film l’heure atteinte, manquant d’opacité et d’attache : baisse de rythme rime avec perte d’intérêt. Fort heureusement, le regain revient rapidement et offre son lot de rebondissements en tous genres. L’idée d’introduire furtivement et durablement le son dans le film, ainsi que les dialogues finaux qui trahissent les voix des acteurs, en passant par un numéro de claquettes éblouissant, sont autant de procédés entrepris par le réalisateur pour faire de The Artist l’hommage qu’attendait toute une génération et tenter de séduire un plus large public, à défaut d’une 3D souvent très mal exploitée. 

15/20

Matthieu H. (tombé sous le charme de B. Béjo)

 

http://images.telerama.fr/medias/2011/03/media_66330/the-artist-intrigue,M49768.jpg

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