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Le Cinéphile Du Samedi

Articles avec #drame catégorie

Bleeder

Publié le 4 Novembre 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Comme d'autres avant lui, Bleeder témoigne parfaitement d'un paradoxe des plus déconcertants : par l'absence de soutien voire par le manque de budget, le métrage, ici du désormais célèbre Nicolas Winding Refn, auteur de Drive, voit sa sortie internationale retardée de quelques années. En effet, c'est en 1999 qu'il sort en salles obscures danoises, après avoir marqué par son approche relativement symbolique. Avec son casting désormais "endémique", puisque la plupart se retrouvera derrière Pusher, le réalisateur aborde avec tact les notions d'amour et de haine, distinctement matérialisées par une spirale de violence et une ode à la grâce. Casting à l'époque inconnu, mise en scène typique à la photographie froide, la production aux allures de Dogme 95 n'en finit pas d'étonner, en partie pour le talent qui préfigure déjà.

13/20

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Festen

Publié le 24 Août 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Mis en scène par un certain Thomas Vinterberg, à qui l'on doit également le récent Loin de la foule déchaînée, Festen est ce que l'on appelle un métrage atypique. Car à la manière du Prénom, il se complaît à transformer le calme en tempête, sous ses airs de huis-clos, avouant pour le coup un plaisir coupable à voir le monde brûler. Drame familial par excellence, le métrage sorti fin des années 90 suscite rapidement l'intérêt, entre une mise en scène pragmatique, le jeu d'acteur (notamment Ulrich Thomsen, moins jeune dans Banshee) voire l'enchevêtrement inextricable des situations toujours plus tordues. Un spectacle des plus délectables...

15/20

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Les Idiots

Publié le 19 Août 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Quand on commence à visionner Les Idiots, de Lars von Trier, on a comme l’impression que le film porte bien son nom, mais qu’il ne concerne nullement ses protagonistes mais bien ses scénaristes. Or, c’est là qu’est toute la beauté du septième art : non seulement, l’approche fort réaliste de la mise en scène nous embarque invraisemblablement vers une pépite inavouée, mais elle confère également au métrage une profondeur qu’on imaginait guère. Et que dire du jeu d’acteur, qui prouve toute l’excellence des personnes concernées, elles qui savent retranscrire le malaise, la sympathie ou même l’empathie ? Ainsi, les émotions et la répartie sont telles que l’on en vient à se questionner quant à la méthode de réalisation, ô combien source de questionnements. Un métrage qui sème le doute, mais qui parvient non sans difficulté à créer une curiosité croissante.

15/20

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Bobby : seul contre tous

Publié le 9 Août 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Ode à la différence, au même titre que La Couleur Pourpre dans un autre domaine, Bobby : seul contre tous est à la fois caractérisé par une mise en scène simple et un scénario classique (bien qu'adapté de la vie de Mary Griffith) pour témoigner de la difficulté à laquelle font face les homosexuel(le)s, au sein de leur famille ou de la société actuelle. Ici incarnée par Sigourney Weaver (Alien,le huitième passager, S.O.S Fantômes) et Ryan Kelley, les protagonistes du métrage parviennent relativement bien à retranscrire leurs émotions, pour un rendu au final davantage proche d'un téléfilm que d'une grand oeuvre du septième art.

13/20

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Avant Toi

Publié le 1 Août 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Avant Toi est, à bien des égards, la combinaison pure et parfaite de Nos Etoiles Contraires et d'Intouchables. Ainsi, paralysé des jambes et des bras, William Traynor (Sam Claflin) ne peut subvenir tout seul à ses besoins, ce qui conduit sa mère à engager une assistante à domicile, la jolie et pétillante Louisa Clark (Emilia Clarke). D'abord tumultueuse, la relation prend un autre virage au fil du récit, instaurant une certaine complicité entre les deux protagonistes que le spectateur prend plaisir à observer. Un peu cliché dans son développement, voire niais par à-coups, le métrage témoigne d'une sympathie à tout obstacle, accentué par les mimiques d'une actrice au coeur pur et la folle aventure qu'ils vont vivre. Un bon remède contre les coups durs.

15/20

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Boulevard

Publié le 10 Juin 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

C'est avec beaucoup de tristesse que Boulevard sort sur nos écrans en ce milieu d'année 2016, étant le dernier film à témoigner de l'expressivité et du talent d'un grand acteur : Robin Williams. Réalisé par Dito Montiel, qui avait déjà décroché un coup de coeur avec Il Etait une Fois dans le Queens (avec Robert Downey Jr.), le film est lui aussi empli de tristesse : non seulement la patte indépendante qui le caractérise ne se permet aucun écart, d'où une mise en scène terne et peureuse, mais l'état d'esprit fragile de Nolan Mack (Williams) nous est dignement retransmise. Bob Odenkirk (Better Call Saul), Kathy Baker ou l'incroyable gueule de Roberto Aguire ne changeront rien : le métrage transpire le manque, l'absence et l'omission. Et il en joue.

12/20

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Room

Publié le 1 Juin 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

C'est par sa multitude de nominations aux Golden Globes et aux Oscars que le spectateur lambda entend parler de Room, petite pépite signée Lenny Abrahamson dont la portée dramatique éveille forcément empathie et compassion. Ainsi, démarrant en huis-clos par l'emprisonnement d'une mère et de son fils dans une chambre fort étroite, "la Room", il met en lumière le sublime jeu d'acteur d'une Brie Larson au final unanimement récompensée et d'un Jacob Tremblay au-dessus du lot. Bien plus intéressante, la phase de reconstruction illumine le récit au rythme de ses envies, parsemant ici et là ses plus belles images. L'innocence d'un enfant jeté dans un monde dont il ignore tout, ainsi que l'enchevêtrement complexe des rouages sociaux qui s'en induisent, confèrent au film toute sa beauté, dont la découverte oscille entre émerveillement et tristesse.

17/20

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Creed - L'Héritage de Rocky Balboa

Publié le 19 Mai 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Rocky Balboa avait rangé ses gants depuis près d'une décennie, suite à la brutalité des combats et la difficulté psychologique qu'engendre la célébrité. La venue de Adonis Johnson, fils d'Apollo Creed, est l'élément perturbateur qui va le rappeler sur le ring. Michael B. Jordan (Chronicle) dans le rôle titre, et le vieux Sly face à lui (qui gagne au passage une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle masculin), le film s'inscrit dans une bonne dynamique : scénario relativement solide, BO choc et belles compositions. Trop de fan service et des scènes clés au final empruntées au premier Rocky ne décrédibilise en rien la qualité du film qui, s'il aurait pu s'avérer meilleur en s'abstenant de petites maladresses, gagne toutefois le coeur du public, sonné par le gong du générique.

13/20

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Demolition

Publié le 14 Mai 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Coup de coeur signé Jean-Marc Vallée, déjà à l'oeuvre du brillant Dallas Buyers Club avec Matthew McConaughey, Demolition est à la fois révélateur de ses qualités de réalisateur mais aussi du respect qu'occasionne le jeu d'acteur d'un Jake Gyllenhaal quasiment aussi bon que dans le sublime Night Call. Poussé par une Naomi Watts trop absente et un Judah Lewis impressionnant pour son âge, le drame explose dans la durée. Car tout y est : entre une exploitation fidèle des rapports humains, pragmatiques comme il le faut, une dose jouissive de folie (s'il fallait choisir entre les démolitions impromptues de Davis Mitchell et ses pas de danse hilarants, nous ne saurions vers quoi pencher) et l'appropriation de l'écran par la mise en scène grandiloquente dont il est vecteur, le film gagne sa place parmi les valeurs sûres de l'année, et aurait pu se trouver dans la Black List si personne n'avait voulu lui donner sa chance.

16/20

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Knight of Cups

Publié le 11 Mai 2016 par lecinephiledusamedi dans Drame

Quand on regarde une oeuvre de Terrence Malick, il faut s'accrocher, chercher le message au-delà des simples images retransmises. Plus encore pour Knight of Cups que pour The Tree of Life, l'avertissement est de mise. Ode à la beauté féminine, à l'Aventure de toute une vie -parsemée d'événements participants à l'accomplissement d'une identité-, au concept nébuleux d'hédonisme qui vante la recherche absolue du plaisir, le film se savoure avec une certaine distance : il intrigue, instaure un questionnement interne profond, fait miroiter un style de vie particulier plein de promesses et laisse songeur quant à sa (faisa/dura)bilité. Christian Bale, dans un rôle qui nous rappelle celui de Patrick Bateman, ne sachant pourquoi, se laisse aller à la luxure et convoite les Femmes, troquant ses expériences entre la jolie Natalie Portman, l'intriguante Cate Blanchett ou la ravageuse Isabel Lucas. Au milieu de cette orgie de plaisir, peu de dialogues, plus de force donnée aux images. Bon choix.

14/20

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