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Le Cinéphile Du Samedi

Articles avec #science-fiction catégorie

10 Cloverfield Lane

Publié le 15 Mai 2016 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Une fois de plus, c'est en voulant surfer sur le succès du précédent (commercial, car Cloverfield, premier du nom, n'avait rien d'un bon film) qu'une suite nous est proposée. Résultat : 10 Cloverfield Lane sort sur nos écrans, sans réelle promotion puisque J.J. Abrams fait du buzz viral sa spécialité, et fonce droit dans le mur en omettant l'essentiel : parfois, la présence d'un acteur réputé et l'apposition du nom dans la franchise ne suffisent pas, ou plus. Quasiment tourné en huis-clos, John Goodman donne la réplique à une Mary Elizabeth Winstead plus jolie que jamais et à un John Gallagher Jr en quête de reconnaissance, dans une aventure où manger autour d'une table et planifier durablement une évasion font partis du quotidien (...). Après un enchaînement plus ou moins nécessaire des événements en sous-sol, c'est à l'extérieur que l'effet "WT*" fait son plus bel effet. Créant un effet de surprise, hormis pour ceux qui ont vu le précédent ou qui savent analyser les indices pour s'en douter, la conséquence est déroutante, mais aussi source d'autres questionnements : comment fait Michelle pour échapper à des tueurs aussi redoutables ? pourquoi se limiter à une exposition d'un quart d'heure quand le sujet est aussi passionnant ? Tant de questions qui devraient (car on n'est jamais sûr) trouver réponse dans une énième suite, désormais habituelle des grands studios de production en quête d'argent facile.

7/20

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Midnight Special

Publié le 24 Mars 2016 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Certains l'annoncent comme l'héritier de Spielberg, d'autres comme le Messie de la SF, il n'en demeure pas moins que Midnight Special, bien que présentant de bons points dans sa manche, reste une oeuvre incomplète. Alors certes, le casting est joli (Michael Shannon, Adam Driver, Kirsten Dunst, Sam Shepard ou Joel Edgerton), tandis que les images de fin magnifient un peu un cinéma plus indépendant qu'il n'y paraît, mais l'essentiel reste trop creux. Car à force de promouvoir le mystère, on en vient à manquer de puissance. A mi-chemin entre Rencontres du Troisième Type et A La Poursuite de Demain, le dernier bébé de Jeff Nichols ne doit sa sympathie qu'au charisme de Jaeden Lieberher, son plus jeune acteur, où à l'air crédule d'un Adam Driver involontairement hilarant.

12/20

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The Lobster

Publié le 2 Janvier 2016 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Il suffit de lire le scénario de The Lobster pour réaliser que le film se veut déjà anti-conformiste. Véritable dystopie puisque les protagonistes restant célibataires se transforment en l'animal de leur choix, le métrage du grec Yorgos Lanthimos se distingue, du moins au début, par sa mise en scène simple et efficace. Les décors sont basiques, les dialogues tout autant, tandis que l'ambiance, comme évoqué, se caractérise par son approche terre-à-terre. Le résultat est plaisant à voir, mais la seconde partie du métrage (amenée par un twist de bon niveau) emmène le film dans les abysses de l'ennui, où la sympathie cède sa place au m'en foutisme. Roméo et Juliette moderne, on se demande encore ce que Colin Farrell, Rachel Weisz, John C. Reilly ou Ben Whishaw sont venus s'égarer en terre si lointaine.

7/20

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STAR WARS : LE REVEIL DE LA FORCE

Publié le 29 Décembre 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

On ne présente plus Star Wars, oeuvre mythologique laissée en jachère depuis plus de dix ans, film le plus attendu de cette année 2015, désormais ancré dans la culture populaire. Avec Le Réveil de la Force, J.J. Abrams relance la sage dignement, avec des ressources a priori illimitées mais avec poids énorme sur les épaules en contrepartie. Analyse d'un métrage qui a finalement tenu ses promesses. Ainsi, c'est avec le générique salvateur qu'on lui connaît que le créateur de Lost nous cloue au siège, la musique de John Williams défilant pendant que quelques lignes d'explications nous sont données sur fond de galaxie fort fort lointaine. Puis, par à-coups jouissifs, les choses arrivent très vite : la nostalgie nous gagne petit à petit alors que tous les éléments s'enchaînent parfaitement, jusqu'à créer l'architecture solide et emblématique que l'on connaît désormais. Pendant que de nouveaux personnages qui semblent déjà cultes se font connaître, les Anciens réapparaissent comme par magie, avec leurs mimiques et leurs traits de caractère. Il faut s'y faire et réaliser l'irréalisable : Chewie, Han Solo ou encore la "Princesse" Leia sont bien de retour ! Le contexte reste plus ou moins le même, certes, mais alors que les générations se suivent et que les ennemis changent de visage, la bataille du Bien contre le Côté Obscur, lui, n'a pas pris une ride. Et, tout comme Jared Leto aura fort à faire pour poursuivre la dynamique du Joker, lourde est la tâche d'Adam Driver en Kylo Ren de prendre la relève de Dark Vador. Et même si la plupart semblent rirent jaune de son apparence, il faut avouer qu'elle passe plutôt bien. Dans l'ensemble, en dehors de quelques lenteurs qui plombent indéniablement la bonne lancée du film, et que les faits retranscris s'approchent clairement d'un certain déjà-vu, le spectacle est au rendez-vous. L'humour très efficace imaginé par l'équipe de Lawrence Kasdan, couplé au mythe perpétré à travers la nouvelle génération de Jedi, font de ce 7e opus une belle réussite. Si certains attendent déjà l'épisode VIII, et que d'autres se posent la question de savoir si Le Réveil de la Force est davantage proche des anciens ou des nouveaux, la réponse qui conciliera la chose est la suivante : c'est juste un Star Wars, et l'apprécier nous pouvons...

16/20

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Seul sur Mars

Publié le 12 Novembre 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Décidément, Ridley Scott est bien à la science-fiction ce que John Carpenter est à l'épouvante. Suite au décevant Exodus : Gods and Kings et avant de poursuivre la saga Prometheus, papy Ridley réattaque le genre pour mieux se préparer avec Seul sur Mars, péplum SF dont les limites voguent entre le brillant Interstellar et le Seul au Monde de Robert Zemeckis. Et l'on peut dire que le résultat reste assez plaisant : non seulement, on pourra constater que les lenteurs sont peu nombreuses, mais également que le scénario se compose d'une jolie brochette de bonnes idées, le tout mené par un jeu d'acteur en quasi-monopole, où Matt Damon devra faire fi de son rôle quasi-similaire dans la dernière production de Chris Nolan. Même s'il approche les deux heures trente, le métrage reste relativement constant tout du long, allant jusqu'à terminer sur une note fort angoissante qui rappellera une certaine production d'Alfonso Cuaron...

15/20

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Chappie

Publié le 17 Septembre 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Imaginé par l'homme qui réalisa l'impressionnant District 9 mais le plus décevant Elysium, Chappie se retrouve combiné entre les deux, empruntant les bons points du premier et les mauvais du second. Ainsi, Neill Blomkamp part d'une idée déjà évoquée de nombreuses fois puisqu'il aborde le thème des intelligences artificielles (on préférera pour cela le plus récent Ex Machina), tout en semant quelques graines de sociologie, ce qui en fait tout l'intérêt du métrage. Car ce sont ces thèmes là que l'on recherche au final, et qui sont originaux. Derrière le gros casting du film (Dev Patel, Sigourney Weaver, Hugh Jackman, le groupe Die Antwoord) et son budget, du moins en apparence, faramineux, le concept se trouve plutôt bien travaillé : quels sont les impacts de l'Homme sur son entourage ? L'éducation d'un tiers suit-il une route tracée ? La technologie ne va-t-elle pas un peu trop loin ? Toutefois, et c'est là que le bas blesse, on ne sait pas si certains plans relèvent d'une pépite ou d'un incroyable navet... Du coup, malheureusement, l'effet escompté n'aboutit pas forcément.

12/20

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Pixels

Publié le 18 Août 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Après Battleship, La Grande Aventure Légo et Tomb Raider, Pixels débarque sur nos écrans et met en valeur les premiers jeux vidéo maintenant connus de tous : Pac Man, Donkey Kong, Tetris, … Le tout ponctué de références SF puisque les jeux se manifestent sous la forme d’aliens qui envahissent la Planète Bleue. Et, après seulement quelques secondes de visionnage, il apparaît que le film s’avère très inégal : entre un casting ridicule, des dialogues fort niais et une tonalité prise de tête, les points négatifs sont les plus handicapants. D’un autre côté, les effets sont corrects tandis que l’humour se permet quelques décalages bienvenus. Ainsi, pour pallier aux pitreries d’Adam Sandler et aux bouffonneries de Josh Gad, Chris Colombus (Harry Potter, Maman, j’ai raté l’avion) se charge de la réalisation du mieux qu’il peut, malgré un scénario casse-gueule.

10/20

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Ex Machina

Publié le 26 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

C'est en mélngeant les images d'A.I. Intelligence Artificielle aux thématiques de Her que l'on obtient Ex Machina, petite pépite SF réalisé par Alex Garland, à qui l'on doit les scénarios de 28 Jours plus tard et Sunshine. Une machine peut-elle apprendre et penser ? Peut-elle développer une conscience acquérant les fondements manichéens ? Ses interactions avec l'Homme participent-elles à sa propre construction ? Tant de questionnements auxquels Ex Machina tente de répondre, entre philosophie avancée et éthique professionnelle. A travers de très jolis effets spéciaux, ce huis-clos prenant rapidement aux tripes se développe avec brio entre dialogues calqués sur la curiosité et le doute et twist final d'envergure. Une réussite.

14/20

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Terminator Genisys

Publié le 7 Juillet 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

D'un côté, deux opus tout droit sortis de l'imagination de James Cameron qui révolutionnèrent le monde de la SF. De l'autre, deux suites relativement correctes qui tentèrent de renouer avec le succès d'antan. Au centre, un fossé vieux de vingt ans dont l'utilité reste de souder les événements de la première heure aux nouveaux, plus abordables pour la plupart. Genisys, cinquième du nom, intervient alors pour remettre les choses au clair, dépoussiérant une franchise en perte de vitesse malgré ses sources en béton. Et, force est de constater que clins d'oeil et autres références pullulent par-ci par-là, hommage aux inspirations Cameroniennes. La mythologie est respectée, preuve en est avec sa fidélité parfois trop présente, ce qui garantit au métrage une certaine solidité. Pas mal d'innovation également présente dans le script remettent les choses en place, en prenant quelques libertés artistiques bienvenues, le tout comblé par des dialogues au ton positif. Bien que brouillon par moment, jouant la carte de la complexité (on se demande encore comment les scénaristes ont su s'en sortir), le trio Clarke / Courtney / Schwarzy fonctionne bien et permet de passer un très bon moment. C'est là qu'entre en jeu l'élément perturbateur : John Connor. A nouveau interprété par un acteur différent, ce qui devient une habitude, la trame le concernant est ambitieuse, certes, mais ne relève pas de la bonne idée. On aurait souhaité davantage de complicité entre John et sa mère (de même qu'entre Sarah et Kyle) plutôt qu'un affrontement déjà spoilé par les bandes-annonces elles-mêmes. Et, à l'exception de quelques plans ridicules (à l'image du bus scolaire), d'un clip post-générique trop capitaliste, d'un humour (un peu) trop présent et d'une bande-sonore de fin qui nous achève, le spectacle est au rendez-vous. Peu de bavure, ce qui reste exceptionnel pour une production hollywoodienne d'un tel calibre, les bases sont posées pour une nouvelle trilogie... En espérant être un peu moins déçu pour le prochain.

15/20

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Jupiter : Le Destin de l'Univers

Publié le 19 Février 2015 par lecinephiledusamedi dans Science-Fiction

Il est des réalisateurs qui réussissent brillamment la plupart de leurs films, mais se plantent totalement lors de rares exceptions : Danny Boyle avec Trance, Brian de Palma avec Le Dahlia Noir ou encore Ron Howard avec Le Grinch. Jupiter est l'exemple attribué aux Wachowski, à travers lequel on voit désespéramment que nul n'est intouchable, pas même les auteurs de Matrix et de l'excellent Cloud Atlas. Car passé une introduction discrète qui révèle néanmoins des effets spéciaux tout bonnement incroyables, les incohérences et mauvaises idées apparaissent petit à petit, entre sauvetages in extremis et dialogues pompeux, pour finir sur un faux twist d'une demi-heure durant lequel l'exaspération est à son comble, tant il pourrait se retrouver dans un métrage Emmerichien. Trop long, tombant dans l'explicatif mythologique de masse et dynamitant sur le devant de la scène un personnage peu attachant, il n'aura finalement servi qu'à se faire plaisir musicalement. Dommage.

7/20

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